Les cycles de la volatilité (PAGE 2)





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Avant daller plus loin, il faut nous faut parler de la notion de volatilité : qu'est-ce que la volatilité, comment la définir? Il y a deux écoles principales, le range et l'écart type. A priori c'est une affaire de goût. On peut penser qu'elles sont complémentaires, mais non, pour avoir comparer les deux, je choisis finalement l'écart type, qui est la moyenne des écarts à la moyenne. En gros, le prix évolue autour d'un prix moyen, on se propose d'étudier chaque écart, et d'en réaliser une moyenne.
C'est cette notion que j'ai préféré, car on parle bien d'écart, d'oscillations autour d'une moyenne mobile plus exactement, et quoi de plus cyclique (en le disant très vite) qu'une oscillation?
Concrètement, lorsqu'un prix est haussier (par exemple) la volatilité qui le porte est plus importante que celle qui le tire vers le bas, on arrive directement aux notions zones d'impulsions et zones de congestions. A un moment donné, les deux volatilités s'annulent, et même s'il est possible que le cours continue son ascension, il lui faudra se recharger en volatilité, car dans cette lutte il a épuisé toutes ses ressources. Ainsi, théoriquement, lorsque la volatilité haussière devient faible devant celle baissière, il est à prévoir un arrêt de la hausse, une pause tout au moins, il faut que le cours se recharge en volatilité. Ces étapes sont les phases du cycle, au nombres de quatre.



1/ LES PHASES

Elles sont représentées sur cette exemple graphique : 

CYCLE 1

Trèves de fioritures :
- La première phase se situe au plus bas (sur le niveau 10, a contrario le plus haut niveau est 90) du cycle. Le cours vient de terminer sa charge (volatilité implicite au maximum), et il va la prolonger jusqu'au changement de couleur de la courbe, synonyme d'accélération des cours. Lorsque ce niveau est atteint, on sait que le prix va partir violemment dans une direction dans les prochaines périodes. Idéalement, la technique du break out du range pour entrer en position est plus que recommandée : dans la plupart des cas, en phase 1, la volatilité explicite est au plus bas, nous sommes en présence d'une période creuse, où il est difficile, de faire le moindre euro. Malgré qu'à l'oeil nu, cette phase soit plus que facilement repérable, l'atout de l'indicateur est de donner à son utilisateur le réflexe de prêter attention à ces zones, et de savoir comment réagir. Le sens du trade, dans la grande majorité des cas, se fait, et c'est de toute logique, dans le sens du swing précédent. En effet il n'y a pas 50 façons d'entrer sur un trade : soit un rebond (recherche d'un sommet ou d'un creux), soit une cassure. Ici il s'agit de la cassure de la consolidation, tout bêtement. Toujours garder à l'esprit que, l'un dans l'autre, nous entrons tous de la même façon. La seule différence est 1/le sens, selon l'estimation de la tendance, ceux qui pensent à une continuation, ceux qui pensent à un retournement, et 2/dans sa gestion, mais c'est une autre histoire.

- La seconde phase (entre 10 et 90) est la plus intéressante, c'est pendant cette période que l'argent s'échange en masse, mais aussi la seule période, pendant laquelle le trader doit être en position, avec un gain latent. Se retrouver en perte en pleine montée du cycle signifie tout simplement que le sens (ou plus subtilement le timing) est des plus mauvais. C'est la phase pendant laquelle le cours exploite la volatilité qu'il a emmagasiné. Entrer dans le marché est possible, dans le sens du momentum actuel, mais avec un point d'entrée qui n'est pas dans le bon timing et une difficulté pour poser un stop, en tout cas, selon ma manière de trader. L'indication la plus intéressante est que dans la très grande majorité des cas, le mouvement ne subit pas de correction ni de pause, et j'irai jusqu'à dire qu'il garanti la poursuite du momentum actuel. Rien que ça.

Ici encore, on remarque qu'avec un graphique nu, on pourrait "prévoir" en fonction des horaires. En effet, il est de notoriété publique que la volatilité arrive avec des éléments ponctuels ou chroniques (ouverture de marché, calendrier économique, fin de contrats sur les options ou futures, fin de trimestres et résultats d'entreprises, notamment le secteur bancaire, etc.). Pour autant, l'indicateur nous donne une excellente indication : le timing. Si l'on sait qu'à des tranches horaires, et selon le mouvement de la nuit ou du matin (flat la nuit = BOUM le matin, flat le matin = BOUM l'après midi, BOUM le matin + Boum l'après midi = flat le lendemain matin, etc.) correspondent les mouvements intéressants, on ne sait pas forcément quand... 7h? 8h? 9h? ou carrément à midi? En partant de la théorie de cyclicité de la volatilité, et donc du respect de cette orchestration, on se base sur les précédentes variations pour tenter de prévoir le moment où il sera intéressant de se positionner. Cette phrase complètement floue fera l'objet de la dernière partie de cette étude.


- La troisième phase répond à la première : le prix a exploité la volatilité qu'il avait en charge. Dès lors, deux hypothèses : soit il a épuisé la volatilité directionnelle et ainsi il reste du potentiel volatile pour une belle correction. Soit les volatilités haussières et baissières s'annulent plus ou moins, auquel cas le cours consolide, ou subit une ridicule correction, voire une timide continuation. On l'aura donc compris, cette phase est une phase de sortie dans la plupart des cas. On solde une partie de sa position, et on garde des petits pions vaillant pour la suite avec un Stop Loss au point d'entrée. Toutefois, dans le cas ou cette phase termine une correction, ou un mouvement à contre-tendance, il peut s'agir à l'instar de la première phase, du moment pendant lequel une prise de position dans le sens de la tendance (donc inverse au dernier momentum) est envisageable mais les "risques" d'attente que le trade parte dans un sens comme dans l'autre sont maigres, et les exemples ne manquent pas. L'une de mes dernières opérations (Jeudi 3 décembre) est un short pris au plus haut du cycle de la volatilité; il s'est retrouvé enfin positif plus de 6 heures après mon entrée. Si les deux premières sont indépendantes l'une de l'autre, la quatrième dépend essentiellement de ce que le cours a fait lors de cette phase.

- La dernière phase, est celle pendant laquelle le cours se recharge (dans le cas où lors de la troisième phase le prix n'ait plus le potentiel pour corriger significativement) ou pendant laquelle le momentum fortement diminué persévère ou corrige très légèrement. 



En définitif, on remarque que chaque phase est différente et porte beaucoup d'informations en elles. La plus intéressante selon moi est la seconde, seule phase où véritablement on gagne de l'argent. Quoiqu'en voyant large, les deux phases qui se répondent (la première avec la troisième) sont aussi particulièrement intéressante, puisqu'à elles seules elles indiquent l'entrée idéale et sa petite soeur, la sortie. Pour opérer une belle dichotomie voici deux autres captures, mettant en exergue respectivement l'accélération lors de la phase 1 et la décélération lors de la phase 3.


Sans appel, le graph parle de lui même : à la suite d'une phase 1, le cours ne fait pas dans la dentelle, et on retrouve la notion de rupture : rupture de la volatilité + rupture d'un niveau de prix.

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On remarque bien sur l'image suivante le comportement du cours en phase 3.

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